Avec une volonté de ruer dans les brancards de la bienséance qui peut évoquer "Les Idiots" de Lars Von Trier, ce premier long ose briser le tabou des handicapés et plus largement la manière régressive dont on leur parle. Breien manipule l’ironie comme une arme de précision, saccageant la méthode de la pensée positive, censée trouver une solution aux problèmes des gens en évitant d’y faire face. Et glorifie à l’inverse la pensée négative, qui donne naissance, sur fond de certaines tragédies de ses héros, à de savoureux moment d’humour noir (…) Thierry Chèze