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REVUE DE PRESSE : LES INROCKUPTIBLES
Par scribere, mardi 25 novembre 2008 à 15:38 - Revue de presse

Cette comédie féroce sur le handicap réussit tout autant comme charge contre la bienséance et comme danse burlesque de corps déreglés.
Les "corps vils" au cinéma ne sont pas les masses de fêtards qu'Evelyn Waugh décrivait dans son roman, mais bien ceux des handicapés physiques, dont la représentation est sans cesse menacée par le pathos, la leçon édifiante. Une catégorie plus sympathique est celle des handicapés hargneux, à peu près toujours en fauteuil roulant. De Peter Sellers sur roues forcément grinçantes dans Docteur Folamour à la paire Delépine / Kerven dans le road-movie (en fauteuil) Aaltra, le handicapé moteur y joue sur la mauvaise conscience, écrase le politiquement correct et est un salaud comme tout le monde. L'Art de la pensée négative s'ajoute à cette liste sous forme d'un jeu de massacre qui n'épargne aucune dimension du "problème" : la dépendance, la culpabilité, le regard du conjoint valide, la sexualité...Soit ici un groupe de thérapie pour handicapés. Mené par une psychologue des services sociaux norvégiens, il entreprend de convertir à la pensée positive Geirr, un paralysé cynique qui préfère l'invective et se cloître dans sa chambre avec ses disques de Cash et Apocalypse Now - le personnage est un pied de nez au cliché du vétéran mutilé façon Tom Cruise dans Né un 4 juillet. La séance dégénère vite pour tous.

Huis clos lo-fi, le film aurait pu facilement tourner à la pièce de théâtre plan-plan. Sauf que la promiscuité fait vite sens - en fauteuil roulant , on ne va pas très loin - pour les protagonistes peu à peu conscients que cette méthode Coué très américaine est en fait une impasse, une énorme mascarade sectaire (telle la phrase presque maoïste "les petits changements font les grands changements"). Mais la force du film est d'envisager finement son espace (la maison de Geirr) pour un ballet de corps atypiques, dans toutes les combinaisons possibles, qu'il s'agisse de sauter par la fenêtre ou de rester coincé sur le monte-charge. On retiendra ainsi le personnage de la jolie blonde paraplégique au sourire-rictus  perpétuel, et celui d'un sexagénaire  marmonnant, traité comme le monstre de Frankenstein.

À travers eux et leurs postures de poupées cassées, le film trouve un équilibre entre la charge (contre la bienséance, l'infantilisation du coaching et de l'Etat-providence norvégien) et l'énergie burlesque noire, où le handicap serait une mécanique à la fois inquiétante par sa rigidité et ses affolements non contrôlés.
Tel le bras du docteur Folamour, toujours en danger de faire le salut nazi au plus mauvais moment. La fin assez curieuse du film, lourde, presque absurde au regard du chaos passé, enfonce le clou : oui penser positif est décidément très irritant.

Léo Soesanto

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REVUE DE PRESSE : LE FIGARO
Par scribere, lundi 24 novembre 2008 à 13:17 - Revue de presse

Une comédie norvégienne très incorrecte. ***

Dans son premier long-métrage, Bard Breien fustige le discours qui consiste à ne voir que le bon côté des malheurs qui nous arrive. En salle mercredi.

« L'Art de la pensée négative » comédie noire de Bard Breien, avec Fridtjov Saheim, Kirsti Eline Torhaug, Henrik Mestad, Marian Saastad Ottesen, Kari Simonsen, Per Schaaning, Kjersti Holmen. Durée : 1 h 19.

 L'histoire ? Celle d'un handicapé, Geirr, un trentenaire accidenté planté à vie dans une chaise ­roulante. Il a un côté sale type, méchant malgré lui comme tous les handicapés. Il a très mauvais esprit, sa femme ne peut plus le supporter (il y a de quoi), il passe son temps à fumer du « shit ». Ultime espoir pour le sauver du désespoir : on lui impose un groupe d'handicapés dirigé par une marâtre pleine de bonnes et belles intentions. Nous vivons dans un monde où tout doit être « positif ». Geirr accueille ces thérapeutes en vidant un extincteur sur eux. Dès le début on devine l'ambiance.

Qu'est-ce que la « pensée positive » ? Vous êtes atteint d'un cancer ? Et alors ? D'une sclérose en plaques ? Souriez ! Creutzfeldt-Jakob ? De la rigolade. Parkinson ? Quelle blague ! Alzheimer ? Oubliez !

Le réalisateur Bard Breien a réussi l'exploit de faire une comédie lumineuse sur un sujet sordide. D'aucuns détesteront sûrement ce film politiquement très incorrect. On n'apprend pas à être heureux, à être positif. On a aussi le droit de se détruire, d'aller au fond de soi-même. « Il faut souffrir pour guérir », précise le réalisateur. Le génie de Bard Breien est d'avoir traité les handicapés comme tout le monde, car nous sommes tous des invalides.

Qu'importe. Les gens du Nord n'ont pas l'esprit bien pensant américain. Ils ne font pas dans le détail. Il découpe le cerveau comme de la viande. « C'est ma petite amie qui a travaillé dans un hôpital et qui m'a donné l'idée de faire ce film, a confié le réalisateur, de passage à Paris, lors de l'avant-première du film. J'ai appréhendé, je l'avoue les réactions des handicapés. Mais ceux qui sont allés voir le film se sont bien marrés. »

Pas de pitié mais de l'espoir

Et Breien de poursuivre : « J'ai mis beaucoup de temps à trouver ces acteurs capables d'exprimer les émotions qu'ils voulaient transmettre. » Traiter des handicapés n'est pas un sujet facile. Ici, nous ne sommes pas chez les sinistres frères Dardenne. Breien fait exploser les tabous. Nul bon sentiment. Pas de compassion. Il ne travaille pas dans la pitié mais dans l'espoir. Vingt jours de tournage. Pas un de plus. Voilà un film où tous les personnages jouent un rôle de composition, ce qu'on appelle « un film d'acteurs », comme le précise Breien, un huis clos où chaque comédien excelle. Le tout est accompagné par une bande-son dirigée par Johnny Cash. La scène de la roulette russe à la fin du film est un hommage au Voyage au bout de l'enfer de Michael Cimino.

On suit les chaises roulantes comme des travellings à la dérive.

Un des films les plus hilarants qui soit sur un des sujets les plus tristes qui existe. L'affiche résume presque tout. On y lit : « Fuck Them All ». Ne vous y fiez pas. Ou si. Pourtant rien d'outrageant dans ce film dérangeant. « Ne Soyez pas polis », conclut-il presque sérieusement. Il prépare son second film. On piaffe. L'Art de la pensée négative est un film d'auteur et un film d'acteurs. Dans la salle les spectateurs se sont levés pour applaudir. Toujours trouvé ridicule d'applaudir un écran. Mais Bard Breien himself, intelligent et charmant, étant là, il méritait bien cette ovation. Anthony Palou

Article complet : Le Figaro.fr


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BLOG : ROB GORDON À TOUJOURS RAISON
Par scribere, mercredi 19 novembre 2008 à 11:11 - Revue de presse

Une comédie avec des handicapés. Il fallait bien un cinéaste norvégien, petit cousin des formidables zigotos du Dogme, pour s'essayer à un tel défi.
L'art de la pensée négative est un concentré de mauvais esprit, d'humour féroce et de pessimisme. Et ça fait un bien fou.
Le schéma est pourtant classique : l'irruption d'un individu va faire imploser un groupe qui semblait jusque là très soudé. Sachant que le groupe en question est constitué d'handicapés plus ou moins lourds participant ensemble à une thérapie de la pensée positive (sorte de méthode Coué poussée à l'extrême), on imagine à quel point sa destruction va être salvatrice et délicieuse.
Dans ce qui ressemble de près à un huis-clos, Bård Breien orchestre alors un jeu de massacre cruel et hilarant, où pleuvent les coups bas et les coups de sang. Avec une audace folle, il se permet de faire rire avec des personnages qui n'inspirent d'habitude que des films larmoyants et faussement compatissants. Là, non : on rit vraiment du handicap d'Asbjørn ou de la chute de Marte.
La comparaison est facile, mais le style de Breien rappelle furieusement celui du Von Trier des Idiots ou de Vinterberg dans Festen : la caméra est libre et va chercher ce qui reste d'habitude enfoui dans les crânes des personnages. Car si le film est emprunt d'un comique sans détour, il se mue peu à peu en un cinglant règlement de comptes doublé d'une séance d'auto-destruction, où le pathétique se mêle peu à peu au rire. Il ne faudrait pas réduire L'art de la pensée négative à quelques gags désopilants : ce serait trahir une œuvre excellemment construite, parfaitement dialoguée, qui ne souffre d'aucun temps mort et se garde bien de dispenser des leçons de morale. Une heure quinze de bon cinéma, qui fait glousser mais pose aussi quelques questions pas futiles. Courez-y. Rob Gordon

Article complet : Rob Gordon à toujours raison

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PROJECTION, RÉACTIONS
Par scribere, lundi 17 novembre 2008 à 17:50 - Projections

Suite à la présentation du film au cinéma le Latina, réactions...


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REVUE DE PRESSE : PREMIÈRE
Par scribere, jeudi 13 novembre 2008 à 19:29 - Revue de presse

Coincé dans un fauteuil roulant depuis deux ans, Geirr broie du noir et pourrit la vie de sa femme. Dans un dernier sursaut d'espoir, cette dernière convie le caoch d'un groupe de handicapés à venir lui insuffler un zeste de pensée positive. La rencontre sera explosive... Oubliez le politiquement correct et courrez voir comment la rage et l'amertume peuvent, d'après ce réalisateur débutant, se révéler libératrice ! Car c'est bien à une attaque en règle contre l'optimiste à tous crins que se livre, pour son premier film, Bard Breien. De ce long métrage grinçant, drôle et pourtant très souvent inconfortable, on ressort grandis et soulagés. Des sentiments assez rares au cinéma ces temps-ci... V.L.B

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REVUE DE PRESSE : STUDIO MAGAZINE
Par scribere, jeudi 13 novembre 2008 à 14:09 - Revue de presse

Avec une volonté de ruer dans les brancards de la bienséance qui peut évoquer "Les Idiots" de Lars Von Trier, ce premier long ose briser le tabou des handicapés et plus largement la manière régressive dont on leur parle. Breien manipule l’ironie comme une arme de précision, saccageant la méthode de la pensée positive, censée trouver une solution aux problèmes des gens en évitant d’y faire face. Et glorifie à l’inverse la pensée négative, qui donne naissance, sur fond de certaines tragédies de ses héros, à de savoureux moment d’humour noir (…) Thierry Chèze

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REVUE DE PRESSE : CINÉ MANIAC
Par scribere, mercredi 12 novembre 2008 à 00:09 - Revue de presse

Il faut aller en Norvège pour trouver enfin un vrai film anti-politiquement correct qui le revendique depuis son affiche rouge "Fuck them all!" et ose s'attaquer au totalitarisme de la pensée positive.  (...) Traité comme une comédie, ce film évite tout pathos, un tour de force, les personnages suffisamment hargneux et animés de mauvais sentiments préservant le spectateur d'aucune pitié dangereuse... Le sujet n'est pas le handicap, exemple extrême qui sert la démonstration de l'absurdité de la pensée positive dans les situations les plus désespérées, mais cette tyrannie de la pensée positive qui asphyxie des individus qui n'ont même plus le droit de se plaindre, condamnés à singer les signes extérieurs d'un bonheur dont ils ignorent tout depuis belle lurette sauf qu'ils en sont exclus, quand une saine colère les délivrerait de leur énergie négative!!! (...) L'Art de la pensée négative, ça marche, on en est convaincus... du moins par ce film rock, choc, paradoxalement revigorant et drôle, une réussite...

Article complet : CinéManiaC

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BLOG : SUNSET-BOULEVARD
Par scribere, mercredi 05 novembre 2008 à 23:42 - Revue de presse

Pour traiter du sujet tabou du handicap, Bard Breien (dont c'est la première réalisation) n'y va pas avec le dos de la cuiller. Bien au contraire, il aborde le problème de front avec le rire comme arme imparable pour faire face aux préjugés de notre société hypocrite. Le résultat est délectable grâce à une distribution irréprochable, à une trame scénaristique au cordeau (passant de l'hystérie aux larmes à la vitesse de l'éclair) (...). Cette comédie noire complètement givrée (à en perdre le nord !) est un condensé du propos grave traité dans "Festen" (le refoulement de désirs enfouis au plus profond de l'inconscient), de la folie débridée des "Idiots" de Lars von Trier et du ton caustique du provocant "C'est arrivé près de chez vous". Accourez dans les salles obscures pour porter en triomphe ce film culte en devenir... Sébastien Schreurs

Article complet : SUNSET BOULEVARD

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BLOG : BUZZMYGEEK
Par scribere, mercredi 05 novembre 2008 à 00:02 - Revue de presse

Ce petit film norvégien est une excellente surprise. Il dure à peine 1h20, il a hérité d’un budget microscopique, les acteurs tournent dans un décor unique : une maison et au final on ne s’ennuie jamais. La raison de tout cela ? Sans aucun doute la véracité et l’efficacité dont le réalisateur aborde les sujets majeurs du film. A savoir la vision d’un handicapé par les valides et vice versa. Sans forcément prendre un parti pris militant ni pour les personnages valides, qui sont loin d’êtres des anges, ni pour les handicapés qui eux aussi ont un caractère peu commode Brad Breien renvoie dos à dos les deux parties en les mettant face à leurs problèmes. (...) Une expérience cinématographique sincère et différente.

Article complet : BUZZ MY GEEK

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CINÉMA CHEZ SOI
Par scribere, mardi 04 novembre 2008 à 15:56 - Revue de presse

L'ART DE LA PENSÉE NÉGATIVE, culte du mauvais esprit

Geirr est en fauteuil roulant. Devant sa misanthropie galopante et dans l'espoir de lui redonner le moral, sa petite amie fait appel à un groupe prônant la pensée positive. Une coach pleine de foi en sa méthode débarque du coup avec ses sbires chez notre mauvais sujet, qui va très vite avoir le dessus et totalement bouleverser ses visiteurs, excluant les valides et entraînant les handicapés dans une décadence salvatrice.
Rares sont les films véritablement politiquements incorrects, qui osent s'attaquer aux idées reçues, ici les handicapés, portés souvent par une image exemplaire du cinéma. Ce petit film tourné sur 20 jours vient de Norvège et fait songer à "Festen", dans sa forme et sa manière de dénoncer les hypocrisies. Les valides, pétris d'optimisme béat, ne comprennent pas la révolte anarchiste menée par le héros qui incite ses semblables à affronter leur souffrance, à l'embrasser plutôt qu'à la nier. Traversé de références comme "Voyage au bout de l'enfer", "Apocalypse Now" et la musique de Johnny Cash, "l'Art de la pensée négative" est un petit bijou d'humour noir comme on en voit trop peu, une découverte jubilatoire.


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REVUE DE PRESSE : PARK MAG
Par scribere, lundi 03 novembre 2008 à 17:56 - Revue de presse

DIS-LUI MERDE, AU BONHEUR
A-t-on encore le droit d'être mal dans sa peau, déprimé et hors de soi ?
Dans L'ART DE LA PENSÉE NÉGATIVE, le norvégien Bard Breien répond par l'affirmative. On est bien nourris, tout nous tombe tout cuit dans l'assiette, on a relativement peu de vrais problèmes, alors on passe son temps à se demander "suis-je vraiment heureux ?", "comment est ma vie ?" (...). L'homme qui parle s'appelle Bard Breien. Dans son film L'ART DE LA PENSÉE NÉGATIVE, un groupe d'handicapés est appelé à la rescousse par la compagne de Geirr, un hémiplégique au fond du trou qui mate VOYAGE AU BOUT DE L'ENFER avec un flingue dans une main, un joint dans l'autre, Johnny Cash en bande son (...) Ses nouveaux amis en fauteuil ont les sourires figés des gens qui vont si bien semblant  qu'ils en sont arrivés à se leurrer eux-mêmes. "Il y a toujours quelqu'un qui souffre plus que soi", "concentrons nous sur la solution, pas sur le problème", autant de mantras qui vont se briser en mille morceaux (...) "j'ai tout de suite senti que je tenais là un sujet idéal pour une comédie ", rappelle Bard Breien. Léonard Haddad

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REVUE DE PRESSE : CINESHOW
Par scribere, lundi 27 octobre 2008 à 12:43 - Revue de presse

L’art de la pensée négative est dans son genre réellement génial !
Malgré le pitch plutôt pessimiste laissant présager d’un gros drame, le film s’avère être une comédie réellement drôle et efficace, insolente, percutante, saisissante, humaine. Elle prend à contrepied tous nos préjugés sur les handicapés et ne s’embourbe pas dans une vision éculée du gros drame psychologique. Ici, c’est ambiance sex, drug & rock’n roll, sans tabou, sans préjugé, une vision finalement très réelle des vies extrêmement douloureuses de ces personnes.
(...)
Tout ici est savamment écrit, l’histoire, les répliques, les personnages… C’est presque jouissif par moment tant le réalisateur se joue des stéréotypes dramatiques et arrive à en dégager quelque chose de simplement fabuleux. C’est un voyage en enfer dramatico-comique avec pour guide, que dis-je, pour mécène Geirr, leader le plus improbable qui soit mais finalement le plus en adéquation avec la réalité des choses, avec le monde. C’est frais, bien réalisé, bien écrit et qui plus est extrêmement bien joué. L’art de la pensée négative (écho directe à la méthode norvégienne très à la mode « L’art de la pensée positive ») est un film incontournable !

Article complet : Le Blog de BJ et MAT - CINESHOW

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BLOG
Par scribere, lundi 27 octobre 2008 à 12:37 - Revue de presse

Ce premier film du norvégien Bard Breien est un petit condensé "d'impolitiquement" correct. (...) Le film dénonce toute exploitation d'un handicap, physique ou psychologique, imaginaire ou réel.
Après s'être voilés la face, les personnages tombent les masques et la parole est libérée, c'est d'abord l'anarchie, la révolte, le chaos... Car il manque un lien, un chaînon, entre les proches des victimes, et les victimes elles-mêmes, un point commun qui leur permette de ressentir la même chose et de vivre enfin ensemble, sans mépris et sans rancune.

Si ce lien existe, alors c'est le rire, "pour ce que rire est le propre de l'homme", aurait dit Rabelais.
Le rire ? C'est le révélateur de l'humanité, le lien universel. C'est la vraie thérapie du film.

Article complet : Le Blog de Thomas Grascoeur

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BLOG
Par scribere, lundi 27 octobre 2008 à 11:33 - Revue de presse

"L’art de la pensée négative" de Bard Breien est un bel ovni : l’amour est-il encore possible entre un valide et sa moitié devenue handicapée ? La frontière du handicap est-elle trop forte ? Comment guérir son amour ? Le film pose toutes ces questions, propose des brins de réponses, sans surcharger le spectateur d’habituels lieux communs. Le discours y est audacieux, le parti-pris osé. Car on rit à plusieurs reprises devant des scènes où l’humour noir, féroce, se fait irrésistible : le sac pour vider ce qu’on a sur le cœur est troué, le spectateur assiste à plusieurs morts ratées. L’échappatoire, s’il est un temps dans les paradis artificiels, se stabilise dans ce rire, collectif et curatif."L’art de la pensée négative" est un film sur le malaise, le mal être, le désir de mourir. Et pourtant, le spectateur sort plus optimiste de la salle : il y a espoir, semble nous dire le film. Car la pensée négative, si elle est souvent considérée comme sinistre et néfaste, pourrait peut-être, aussi, être à l’origine de petites guérisons, tout en révélant aux autres et à soi-même qui l’on est vraiment.

Article complet : Une Semaine Un Chapitre


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BLOG
Par scribere, vendredi 24 octobre 2008 à 10:26 - Revue de presse

L'art de la pensée négative est un film assez curieux mais mérite véritablement la peine que l'on s'y intéresse. Le film de Bard Breien, jeune réalisateur norvégien dont il s'agit du premier long-métrage, est à rapprocher du "Festen" de Thomas Vintenberg : un même esprit Dogme, un propos très noir, un huis clos d'où surgissent une brutalité et une conscience des choses.  Ce qui différencie les deux films, c'est sans aucun doute cet humour très noir, très caustique dont le personnage de Geirr est le principal artisan.  On peut rire de tout, c'est connu, et pour ceux qui se poseraient la question, oui on peut rire des luttes intrinsèques de ce film. Car le film n'est pas fatalement nihiliste. L'horizon finit par se dégager un peu, le message est porté, les personnages trouvent enfin leur dignité. Benoît Thevenin

Article complet : ICI


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